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6 mois pour un tour du monde

Nous sommes rentrés et nous n'avons qu'une seule chose à vous dire: prenez le temps, laissez tout derrière vous, et PARTEZ ! Vous ne le regretterez jamais, c'est une expérience inoubliable et irremplacable !

TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie

Haaa la Birmanie !
Ca nous a tous un peu fait rêver un jour ou l'autre, avec ses histoires de Junte, de triangle d'or, de rebellion, de femmes héroïques et d'hommes qui le sont nettement moins, de jade, de culture du pavot, de treks à travers la jungle, des dessins du Largo de Van Hamme et de tant d'autres choses dont on a entendu parler mais dont on ne comprend, dans le fond, pas tellement.
La seule chose dont on peut etre certain en écrivant ces lignes c'est que dans ce pays rien n'est constant ni stable, à commencer par les prix...

 

Pour planifier ce morceau de voyage on avait parcouru les forums, croisé les infos des guides gentillement prêtes par les amis qui y étaient déjà allés et écouté les conseils de tous. On avait d'ailleurs même compilé notre petit listing des hôtels, des activités, des restos.... on pensait que ça serait exact et que ça suffirait !


Naïfs que nous étions...


Dans l'avion, pris depuis notre hub asiatique (BKK), on remarque quand même que les visages sont un tantinet plus crispées que pour un banal vol Paris - Rome, même si tout le monde semble content de partir à l'aventure.

Apparemment, on a beau le connaître - une partie des voyageurs n'en était pas à son premier contact avec le pays - on se demande toujours quelle surprise nous y attend.


Évidemment, à l'aéroport de Yangon ça a commencé un peu mal: à la sortie de l'avion on passe sous un panneau "Welcome to Myanmar" flanqué d'un gros logo Samsung: le ton est donné...on est plus vraiment dans le pays qui a 50 ans de retard.


Sur les conseils des voyageurs rencontrés en cours de route, nous avons changé une partie de nos dollars (propres mais pas absolument impecs...et les gars de l'exchange n'ont pas fait de remarque ni de taux plus défavorable, contrairement à ce qui se pratique sur le marché noir) puis nous avons pris un taxi pour la grande (devrais-je dire gigantesque) gare routière afin d'y réserver nos billets de bus pour Kalaw dont on parlera plus tard. En allant sur place on évite normalement la commission prise par l'agence ou la guesthouse et, par la même occasion, on se familiarise avec les lieux et les durées de trajet (1h pour 15km...).


Cyrielle ayant scanné l'ensemble des possibilites avant notre depart, notre point de chute était réservé depuis la veille: le Tokyo Guesthouse.

La twin room devait nous coûter, selon le Routard et le Lonely Planet, entre 8 et 10$ mais en l'espace de quelques mois la nuitée est passée à 26$, just like that.

L'hôtel voisin, qu'on a été voir pour nous rassurer, était indiqué à 20$.

Il était passé à 80$ le jour de notre passage.

Prévoyez donc de la marge le jour où vous voulez passer vos vacances ici !


Pour rejoindre notre charmante adresse, on nous avait dit qu'il était simple d'y arriver en bus local, que c'était peu cher et plutôt folklo.

De fait, pour 25 cents nous avons fait 1h de bus jusqu'à Sula Pagoda, trônant fièrement au centre d'un énorme rond point, surplombee par son dôme doré et affichant 2000 ans d'histoire aux compteur.


Une bonne grosse vingtaine de minutes plus tard (ce qui fait un gros litre de transpiration compte tenu des 38C à l'ombre), on arrive dans notre petite guesthouse.


Le temps de poser les sacs dans notre chambre de 6m°, sans fenêtre et avec sanitaires partagés, nous nous mettons en route pour un repérage de la zone qui nous mène.....une fois encore.....au Chinatown (depuis lors l'expression est devenue "toutes les routes mènent à Chinatown"). L'endroit est comme toujours un peu bordélique mais au moins on ne nous regarde pas comme si nous étions tombés de la lune.

Lorsqu'on décide de se joindre aux locaux pour un thé, assis au bord de la route sur des micro tabourets et utilisant des micro tables pourtant, nous avons cru détecter quelques sourires amusés de nous voir assis là, avec nos têtes blanches et notre guide à la main.

Avec l'aide de notre voisin on a pu passer commande et avons reçu un thé... au lait concentré...qui était plus un lait concentré au thé.

Bon, on a eu un peu du mal à avaler, on le confesse bien volontiers, mais c'était assez inattendu.

Il semblerait qu'il y ait une technique consistant à vider une partie du breuvage dans la sous tasse puis de rajouter du thé chinois pur, d'en boire un peu, puis de rfaire le mélange en sens inverse...

Mouais.

Il nous reste du progrès à faire.


 

TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie

Ce que je n'ai pas encore raconté c'est l'occupation préférée des Birmans qui vous fait halluciner dès les premiers mètres hors de l'aéroport.

En Birmanie on chique.

Mais on ne chique pas des Stimorol ou des Freedent comme chez nous.

Non.

On chique du tabac.

On chique du tabac emballé dans des feuilles vertes, agrémenté d'un mélange d'épices, de tabac, de pâte blanche et vendus par 5-6 dans les petits sachets plastique.

La chose se calle dans la joue, à la manière du hamster, vous machouillez ça tranquillement et vous pouvez cracher la mixture baignant de salive, d'un jet plus ou moins distingué, dans un coin, sur la route, par la fenêtre dus bus, de l'hôtel, d'à peu près n'importe où en fait.

Et ce n'est pas tout.

On chique aussi des petites baies rouges qui vous colorent la bouche entière, dents comprises et qui donne aux birmans un air de Dracula ayant passé trop de temps à la plage, la bouche pleines de sang.

Il s'agit de betal (orthographe à vérifier évidemment) qui fait le même effet qu'un pétard et dont certains abusent parfois franchement, au point de planer et de rigoler à chaque question que vous leur posez.

Bref, la première fois qu'un type vous sourit ou répond vous après avoir machouillé ça, vous avez un petit arrêt cardiaque et vous vous dites quelque chose comme "oooooh put*** c'est quoi ce truc ?!".

La bonne nouvelle c'est qu'après une semaine vous vous êtes habitué et qu'après la seconde vous êtes presque capable de détecter ou et à quel endroit le jet va atterrir, ce qui permet de ne plus en avoir entre les orteils vu qu'on marche toujours en tongues.

La Birmanie c'est aussi le pays des klaxons.

Mobilette, moto, camion, camionnettes, tracteurs et surtout bus vous dégomment les oreilles du lever au coucher du soleil.

La faute au manque de signalisation sur les routes ainsi qu'au manque de code de la route; pas de panneaux, pas de bandes, pas de priorité ni de gauche ni de droite, pas non plus de feux de signalisation ni de permis de conduire, ici c'est la loi du klaxon.

C'est vraiment violent, surtout lorsque vous roulez a vélo toute la journée et que chaque véhicule motorisé vous depassant, même s'il a la place de passer 2 fois en largeur, vous explosera les oreilles avec 3/4 coups de klaxon, dont le nombre de décibels est autrement supérieur aux nôtres.


Les autres petites blagues du pays.


On a beau pouvoir y consommer la boisson capitaliste dans sa petite canette rouge, Rangoun est néanmoins régulièrement sujette aux coupures de courant et c'est d'ailleurs assez étonnant de constater l'impact que cela a sur une ville active.

La coupure de courant produit son meilleur effet en fin de journée, vers 17h30, lorsque la frénésie est à son apogée, que tout le monde a chaud et que les vendeurs de streetfood veulent à tout prix liquider leur stock de samosas avant de ne plus voir assez que pour compter la monnaie.

Lorsque vous vous trouvez à l'intérieur, par exemple dans votre auberge ou dans un musée, vous avez l'impression de plonger subitement dans une sorte de monde ralenti et un peu hors du temps. Le summum en terme de sensations fortes arrive lorsque vous êtes dans un endroit sans fenêtre et, plus fort encore, dans une position inconfortable.

Un exemple ?

Sous la douche ou aux toilettes...

Vraiment badant.


La majorité des hôtels et des endroits fréquentés ont prévu le coup en installant des générateurs, donc le bruit revient rapidement mais dans notre petite guesthouse il n'y en avait pas et on cesse donc son activité en attendant le retour de la lumière (sauf quand on tape un billet sur son smartphone...merci le lithium-ion).

Toute une aventure ces premiers pas dans le pays d'Aung San Su Kyi.

TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie
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TDM episode 3: Nos premiers pas en Birmanie

Plus de photos a suivre des qu'on trouve un pc pour vider la carte !

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