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6 mois pour un tour du monde

Nous sommes rentrés et nous n'avons qu'une seule chose à vous dire: prenez le temps, laissez tout derrière vous, et PARTEZ ! Vous ne le regretterez jamais, c'est une expérience inoubliable et irremplacable !

TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles

TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles
TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles

Après la boucle des Bolovens, deux options s'offraient à nous: soit remonter vers le nord pour directement enchaîner la seconde boucle, soit pousser jusqu'à l'extrême sud du pays, où le Mekong passe sous pavillon cambodgien.

En cet endroit, le fleuve s'élargit considérablement et révèle, durant la saison sèche, plusieurs milliers d'îles, plus ou moins habitées.

Cette zone porte le nom de 4000 iles et tous les routards croisés en chemin nous en ont parlé, si bien que notre décision fut rapidement prise: let's go !

C'est ainsi que le 13 mars, après 3 heures de minibus chahutées, nous nous retrouvions dans une barquette pour rejoindre Don Det, une des 4000 îles.

Don Det est considérée comme la plus roots du lot, réputation qui se confirma dès les premiers pas sur le sentier menant aux guesthouses: ici ce ne sont pas les cigarettes loatiennes qui sont les plus fumées !

Après 1 heure passée à chercher la guesthouse offrant le meilleur rapport qualité/prix, nous en avons choisi une dont la terrasse commune donnait sur le côté coucher de soleil et nous y avons posé nos affaires. En réalité vous avez deux options sur l'île: soit la rive sunshine, soit la rive sunset, ce qui fait un chemin pour chaque, le reste étant des rizières.

Je vous avouerai ici qu'en réalité presque TOUTES les guesthouses se valaient, et comme très souvent, nous aurions quasiment pu nous arrêter à la première mais en voyage, une sorte de code du routard interdit cette attitude. On se sent toujours obligé de voir les 3-4-5-6 autres possibilités, des fois qu'il y ait, par un quelconque hasard, au détour d'une rue, un Hilton proposant une nuit à 10$, petit déjeuner inclus.

On cherche encore.

Bref, nous voilà posés et il était temps de manger quelque chose si on ne voulait pas faire une crise d'hypoglycémie.

Ici encore, ce fichu code du routard nous a fait perdre 30 minutes, ponctuéese de pas, de lectures de menus, de comparaison de prix (généralement le prix du café et de la bière sont un bon benchmark) et de "mouais, on va quand même voir le suivant ?".

Notre quête cessa lorsque le bar dont nous analysions la carte se mit à diffuser de la musique jazzy. Il nous apparut subitement tel un îlot sur l'îlot, se démarquant des sonorités laotiennes dont nous n'apprecions pas encore toutes les subtilités.

Note pour tous ceux et celles qui ouvriront un bar ou un resto donnant sur la rue, un choix musical approprié peut vous aider. Ceci est spécialement valable dans des pays éloignés.

Une table nous apprend que l'endroit est la propriété d'une famille loatienne mais est tenu par un type qui semblait sortir tout droit d'un chanson du groupe Tryo.
En buvant nos shakes (banane et mangue, 1$ pièce) on engage la discussion avec une bande de francophones dont la présence sur l'île s'étallait de 3 jours à 4 semaines (datation faite en observant le nombre de vaisseaux explosés dans le blanc de l'œil). L'ambiance paisible et le petit courant d'air salvateur nous y a fait prendre racine pour quelques temps.
Au fond, ce bar était comme dans la chanson de Tryo, tout le monde était sympa et, comme dans la chanson, tout le monde avait la main verte.

Cette rencontre fortuite nous a donné la possibilité de faire notre première activité de l'endroit: un coucher de soleil sur le Mekong.

Pour cela toute la joyeuse bande, sous la direction du barman/tenancier, est monté dans la barque familiale qui, comme toujours en Asie, était équipé d'un de ces moteurs de tondeuse à hélice qui font un boucan monstre et qui doivent systématiquement être redémarrés 5 - 6 fois avant qu'ils ne daignent vous emmener où vous le souhaitez.

Je soupçonne d'ailleurs que ces engins diaboliques soient conservés uniquement pour empêcher les non initiés de s'en servir. C'est terriblement complexe comme opération et nous avons dû nous sortir des roseaux à deux reprises, faire 3 demi-tours à cause du courant qui nous emportait dans la mauvaise direction et nous avons même réussi à casser de gouvernail (enfin, le truc qui devrait servir à nous diriger), ce qui a obligé les voisins hillares à venir à notre rescousse.
8 coups de marteaux bien placés plus tard, nous étions enfin en route pour notre "île au coucher de soleil' , observé depuis une petite plage en sirotant une Beerlao.

TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles
TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles
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TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles

La journée suivante était placée sous le signe de l'exploration en compagnie d' Elisa, une Française ayant habité à Lyon (la Croix Rousse Manon, j'ai placé la Croix Rousse!), que nous avions rencontré dans le mini van la veille.

Sitôt le petit déjeuner englouti (un fantastique pumpkin burger recommandé avec justesse par toute la bande francophone), nous avons loué des vélos pour faire le tour de l'île et rejoindre Don Khon, sa sœur jumelle, d'où il est possible de voir des cascades.

Le Mekong n'est pas un fleuve continu: il y a une cassure dans les roches qui le scinde en deux et qui crée des rapides sur tout la largeur. Cela empêche donc les bateaux de pouvoir aller du Laos au Cambodge. Il fut d'ailleurs un temps où une ligne de chemin de fer traversait les deux îles et permettait de transférer les cargaisons entre le haut et le bas Mekong.

Nous traversons l'ancien pont du chemin de fer reliant Don Det à Don Khon. A peine avons nous effectué notre premier kilomètre sous un soleil brûlant et sur une route, disons, sommaire, que Cyrielle nous s'arrête et découvre son pneu arrière....à plat.

Pas découragés, nous reprenons à pied notre route vers la pointe sud, persuadés de trouver un endroit où le réparer dans peu de temps.

Il n'y en eut pas.

Nous avons effectué les 3 kilomètres suivants sous le même soleil à une vitesse moyenne proche des 2 km/h, régulièrement dépassés pas les locaux en mobylette, avant d'enfin arriver à un village où un Laotien a réparé les 2 trous de la chambre à air (pour le meme prix que la location) pendant qu'on buvait une noix de coco en ronchonnant.
Le bicycle ayant été réparée, nous pouvions nous remettre en selle pour rejoindre les cascades. Le temps d'y faire un plongeon (pas dans la cascade hein, juste après), de retrouver notre bonne humeur et de refaire le chemin en sens inverse et nous voilà de retour dans notre village, juste à temps pour un apéro avec la bande.

À 11h, après une traversée du Mekong dans une barque aussi chargée que le pick-up du Mont Popa, nous étions dans notre bus, en route vers la suite du voyage: la boucle du centre du Laos, au départ de Thakhek.

TDM - épisode 9: L'herbe verte des 4000 îles
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